Depuis plusieurs semaines, un suivi des passereaux nicheurs est mené sur la Réserve naturelle à l’aide du protocole ONCB (Oiseaux Nicheurs Communs de Bretagne). Pendant trois matinées réparties entre avril et juin, Romain, le chargé de mission, parcourt le site et cartographie tous les passereaux qu’il entend ou qu’il observe. Ce travail permet de mieux connaître les espèces présentes, leur abondance et l’évolution des populations au fil des années.
Cette année, les roselières sont très actives. Le Phragmite des joncs y est particulièrement abondant, accompagné par de nombreuses Rousserolles effarvattes dont le chant rythme les matinées printanières. Dans une moindre mesure, le Bruant des roseaux trahit sa présence de son chant discret lancé au somment d’un roseau. La discrète, mais non moins remarquable Gorgebleue à miroir vient quant à elle égayer la monotonie apparente des roselières. Parmi les espèces patrimoniales suivies avec attention, la Locustelle luscinioïde est elle aussi bien présente cette année.
Dans les prairies du Grand Loc’h, quelques Alouettes des champs ont été contactées. En revanche, le Pipit farlouse, de moins en moins observé, n’a pour le moment pas été détecté cette année.
Une grande partie de ces oiseaux reviennent chaque printemps après avoir hiverné en Afrique subsaharienne. Ces petits passereaux accomplissent ainsi une impressionnante migration transsaharienne de plusieurs milliers de kilomètres pour retrouver les roselières du Grand Loc’h, indispensables à leur reproduction.
Ces suivis apportent des informations précieuses sur l’état des habitats et l’évolution des effectifs. Ils permettent également d’orienter les actions de gestion en faveur des espèces et des milieux naturels.







