Fin avril début mai, les premières fleures de la saison égaient les prairies du Grand Loc’h. L’orchidée à fleurs lâches tapisse certains secteurs. Très élégante, elle se dresse au-dessus des herbes et le tapis rose violacé qu’elle forme est splendide. Elle se développe dans de telles quantités principalement sur le Grand Loc’h, encore très humide à cette saison. Éphémères, nous ne verrons plus ces fleurs à partir du mois de juin.
Dans les fossés, une petite fleur discrète perce la surface de l’eau. Il s’agit de la Renoncule de Baudot. Fragile en apparence, cette renoncule s’adapte aux variations des niveaux d’eau dans les fossés, à la fois secs en été et totalement inondés en hiver. Elle tolère également les eaux saumâtres, légèrement salées. C’est pourquoi nous pouvons la retrouver sur le Grand Loc’h. Espèce patrimoniale en Bretagne, elle est plutôt rare et localisée.
Une autre espèce que l’on reconnait immédiatement grâce à ses lumineuses et larges fleurs jaunes commence également à fleurir ici et là. Il s’agit de l’Iris faux-acore. Ses longues feuilles dressées forment des touffes assez denses sur les berges des mares, des canaux ou bien de la Saudraye. C’est une des espèces qui incarne le plus les zones humides.

















